Ce 3 avril restera longtemps gravé dans ma mémoire. De passage à Osaka, la divine Salyu en a profité pour tenir deux concerts, accompagnant ainsi plus ou moins la sortie de son album/compilation
MERKMAL et surtout celle de son dernier (et excellent) double single.
Pas reconnue à sa juste valeur au Pays du Soleil Levant (qui préfère connaître la couleur des culottes de Koda Kumi -enfin quand elle n'a pas oublié d'en mettre), Salyu a livré une performance Live
absolument extraordinaire. Et je ne vais pas m'étherniser, car tout y est passé, ou presque. En trois heures, nous avons en effet eu droit au meilleur de Salyu et de Lily Chou-Chou. On se serait cru comme dans un rêve. Donc comme dans un film de Iwai Shunji.
Pour le final, la fabuleuse Salyu a battu le rappel dans un style tout différent de l'image qu'on lui connaît : mini-jupe rose, kawaii jusqu'au bout des ongles des pieds, survoltée et sautillante.
La bulle dans le champagne, c'était donc elle !
L'impression d'avoir de la magie partout, dans le nulle part. L'éther tout, l'éther rien. Et les terriennes aussi.
Touche à tout un peu à la manière de Dragon Ash mais en lorgnant définitivement plus du coté du hip hop et surtout avec moins de talent, le groupe GReeeeN remporte régulièrement de jolis succès au
Japon. Le dernier album en date (A, Domo. Ohisashiburi Desu) est sorti en juin dernier. Et il est plutôt très moyen. Beaucoup de ballades, pas beaucoup de folie (il n'est pourtant pas si loin le
temps de HIGH G.K. LOW), à mon sens les deux meilleurs titres sont encore ceux qu'on avait pu préalablement écouter en single : HITO et BE FREE.
Un album pas inoubliable, mais un morceau qu'on apprend par coeur en raison du matraquage en règle dont on est parfois victime au Japon : la chanson KISEKI tourne en effet en boucle sur les radios,
dans tous les magasins, dans tous les restaurants, les galeries commerciales et donc que vous l'aimiez ou pas, vous finissez vite par connaitre son refrain... Un peu de calme et de paix (ou
GReeeeN Peace), ne feraient parfois pas de mal aux consommateurs japonais...
Le groupe mythique Ulfuls a quelque peu perdu de sa folie (et donc de sa superbe) ces dernières années. L'annonce de ce dernier solo par Matsumoto Tortoise avait donc de quoi effrayer...
Le single s'appelle NAMIDA WO TODOKETE. Mon impression à chaud avait été un peu désastreuse : si la voix de Matsumoto était toujours aussi originale et chaleureuse, la chanson titre se révélait
finalement peu enthousiasmante...
Mais en bon mouton que je suis, à force d'entendre NAMIDA WO TODOKETE à la télé (dans un drama qui marche bien), dans les supermarchés et autres combini, j'en suis arrivé à apprécier le titre.
Comme quoi...
La fabuleuse Yaida Hitomi est de retour sur le devant de la scène après un très prometteur maxi-single sorti fin 2007 (I LOVE YOU NO KATACHI / HANE YUME -la deuxième chanson étant tout simplement
un monument).
Le problème après avoir sorti un maxi-single aussi monstrueux, c'est que l'album doit être capable de suivre derrière. Pari à moitié réussi pour Hitomi. Les premières mélodies de COLORYTHM (sorti
en mars dernier) sont bonnes mais aucunement transcendantes (le comble étant ce duo sirupeux presque digne d'une Céline Dion -j'ai bien dit "presque", hein). Heureusement par la suite les choses
s'arrangent, et quelques titres absolument géniaux vont transporteront loin, très loin : ハネユメ bien évidemment, mais aussi la chanson suivante, à savoir ドキドキのつぼみ. Et puis ça continue, avec 靴音, ou
même 君こそ道しるべ. De toute façon, à partir du track 8 c'est un vrai festival.
Une artiste à ne pas manquer : un timbre de voix original et inimitable, des mélodies géniales (qu'elle écrit tout comme ses textes) et en plus elle est belle, et en plus elle aime les jeux de mots
à la con comme moi (voir le nom de son album ou de quelques titres précédents !).
Track List :
01. YES
02. ハッピースピナー
03. ミラクルワイパー
04. ネバーランド行き
05. Siren
06. I Love You の 形
07. 恋バス ~colorhythm ver.~
08. ハネユメ
09. ドキドキのつぼみ
10. 靴音
11. 君こそ道しるべ
12. Not Enough
13. . ~period~
Enfin à venir fin juin : Hitomi Yaida Colorock Live 2008, dvd live de la Miss Hitomi !
23 avril 2008 : je sors de mon premier concert au Japon, et pas n'importe quel concert puisqu'il s'agit de la géniale et survitaminée Yuki (ex Judy & Mary) au Festival Hall d'Osaka.
J'étais bien évidemment le seul gaijin, et j'ai pris un pied pas possible. Si niveau mise en scène on est loin des performances de Mylène Farmer ou U2 (quelques effets de lumière et puis c'est
tout), Yuki rattrape cela par une energie incroyable. Elle saute partout, prend un break de 5 minutes à peine pour un concert qui dure 2h30, repart de plus belle pour le rappel, crie, parle en
Osaka-ben pour faire plaisir au public, fait le clown entre les chansons, non vraiment y'a pas à dire : elle est fa-bu-leuse.
Mes premières impressions autrement, pour ce show à la japonaise ? Un peu étrange, mais je savais à quoi m'attendre. Les japonais sont super sages, ils se contentent de sautiller sur place et
d'exécuter des chorégraphies avec les bras (ils chantent à peine). Les places sont toutes numérotées, il n'y a pas non plus de fosse. Au début ça fait bizarre car en France les cons
serrent, bousculent et éructent dans tous les sens, et je dois avouer que j'aimais bien. Mais la méthode japonaise, on s'y fait petit à petit (par contre j'imagine très mal un japonais à un
concert rock en France... durée de vie très limitée !).
Pour conclure, je ne peux que vous encourager à vous procurer le nouveau single de Yuki : Kisha ni Notte.
En raison d'un manque de temps certain, je n'ai pu m'appliquer à chroniquer ces quelques CD sortis au mois de janvier au Japon, et qui m'ont tous plus ou moins tapé dans l'oeil.
Chara (toutes) voiles dehors, avec ce nouveau maxi single intitulé TROPHY.
La chanson titre est harmonieuse à souhait, et la voix de Chara fée des merveilles. Sans doute pas le meilleur CD de Chara sorti ces derniers mois (le maxi Boku no Koto wo Shitte était
vraiment immense) mais le charme opère toujours.
Un petit regret : la B-side intitulée 星のラブレター me parait quelque peu anecdotique. Et je ne parle même pas de l'inutile version instrumentale...
BE FREE, le dernier titre de Greeeen, demeure dans la droite lignée des derniers CD du groupe, c'est à dire que le rythme est bon, que le hip hop est survitaminé sans pour autant en oublier
les mélodies et les rimes. Oui, les vers durent.
La B-side est une ballade en tous points sympathiques : 涙空.
TEENAGER est le dernier album de Fuji Fabric. Peu connu en dehors du Japon, le groupe connait malgré tout un joli succès ici. La voix du chanteur et les mélodies très spéciales font de
Fuji Fabric un groupe à suivre assurément !
Le
dernier album d'Okuda Tamio - FANTASTIC 0T9 - sorti récemment confirme tout le bien que je pensais de cet artiste quelque peu à part de la scène japonaise.
Si je n'ai pas encore écouté l'album en profondeur, déjà quelques morceaux se détachent du lot, notamment いつもそう, absolument sublime et qui me rappelle un peu du Radiohead, du Fuji Fabric mêlés à
de la pop british mélancolique et bien évidemment à la patte unique d'Okuda Tamio.
Un bel album.
Si vous ne connaissez pas cet artiste, voici un lien vers une ancienne chanson, ma préférée : MUSUKO SAN.
La légende vivante du rock japonais, le maitre incontesté de la pop qui a fait swinguer plus d'une génération de fans, caracole en tête du Top Oricon hebdomadaire depuis quelque temps déjà, avec sa
dernière chanson intitulée DARLING.
Ci-dessous, le clip en question, très rafraichissant, et qui propose en plus une chute en tous points sympathique :
Malgré le tragique décès du compagnon de la chanteuse Yoshida Miwa, juste à la fin de la triomphante tournée de 2007, le dernier album du groupe Dreams Come True est bien sorti en décembre
dernier. Pour de simples raisons d’emploi du temps, je n’ai pu m’amuser à décortiquer ce disque avant aujourd’hui…
L’album a pour titre AND I LOVE YOU et c’est, disons le franchement, l’album de l’année (avec à mon sens et dans un tout autre style, le dernier Radiohead). Bien évidemment, AND I LOVE YOU
reprend l’extraordinaire single AISHITERU NO SIGN (que j’avais autoproclamé chanson de l’année quelques mois plus tôt sur ce même blog – comme quoi je reste fidèle à une certaine logique).
L’album commence donc très, très fort puisque les trois premiers tracks sont absolument enchanteurs : A LITTLE PRAYER lance les hostielités avec bonheur puisque l’on se
croirait presque dans une église en train d’assister à une séance de gospel endiablée (la voix de Miwa s’y prête tellement). Ce court chant est suivi de AISHITERU NO SIGN sur lequel je ne
m’étendrai pas d’avantage (chanson d’amour extraordinaire, une review figure déjà dans le blog). Nous avons ensuite droit à OSAKA LOVER (ah ah, ça c’est pour moi). Rythmée par des riffs pop
super entraînants, la géniale OSAKA LOVER donne carrément envie de danser. Et comme en plus ça parle de ma ville préférée au Japon (jusque dans les noms de rue comme la Mido Suji), je ne
pouvais qu’adorer.
Mais les bonnes surprises ne s’arrêtent pas là, car le duo magique Yoshida Miwa – Nakamura Masato nous offre ensuite quelques moments d’une rare élégance : APPEAL propose ainsi un riff
récurrent génial et difficilement oubliable une fois entendu (quelle intro !) ; quelques ballades distribuent les frissons sans compter (superbe KIMI NI SHIKA KIKOENAI qui se conclut
d’ailleurs sur un rythme plus élevé quelque peu surprenant ; MOSHIMO YUKI NARA est bien plus qu’une chanson de circonstance sur les fêtes de fin d’année, c’est un cadeau pour les sens ;
AND I LOVE YOU la ballade qui donne son titre à l’album est simple, courte et bouleversante, quand on sait ce qui est arrivé à Miwa dernièrement…).
Pour finir sur une note plus enjouée, préférez les titres KYOU DAKE WA ou, surtout, MATA NE, qui donne une pêche d’enfer… tout simplement une des chansons que j’apprécie le plus.
Voilà, c’est dit y’a même pas photo AND I LOVE YOU est une petite bombe qui n’attend qu’à exploser dans un déluge de sens et d’émotions : élu par mes soins « alboum de l’année 2007 ».
A venir fin février : un CD et un DVD de la dernière tournée du groupe.
Aujourd'hui quand on parle de "green" dans le monde de la jpop, avant de penser aux anciens des "brilliant green", c'est plutôt le groupe de hip hop survitaminé "Greeeen" qui nous vient en premier
à l'esprit (c'est un peu le gênant vert...). Et pourtant, les "brilliant" ne sont pas morts, pour preuve : après avoir signé un retour intéressant (à défaut d'être fracassant) en août 2007
avec le single STAND BY ME, "the brilliant green" persiste et signe avec un nouveau single prévu pour le 6 février prochain.
Vous pouvez d'ores et déjà découvrir la chanson en question par le biais du PV mis en lien au bas de cet article.
ASH LIKE SNOW est bien plus remuante que STAND BY ME (le terme pop-rock prend ici tout son sens), mais demeure à mon avis quelque peu léger pour espérer chambouler les charts nippons en profondeur.
Wait & See...
Enfin, ce nouveau single laissait présager l'arrivée d'album, hélas pas de réelles nouveautés de ce coté là, car pour l'instant seule une compilation de singles est prévue (le 20 février).
La reine de la Jpop est de retour en cette fin d’année avec son dernier nez (rapport à quelques soit disant opérations chirurgicales) intitulé GUILTY.
Si je ne suis pas un fan invétéré de Hamasaki Ayumi, je respecte totalement sa personne et sa carrière (on ne reste pas aussi longtemps au top par hasard). Et puis en plus elle a largué
NagaseTomoya, donc ça ne peut être que quelqu’un de bien !
Comme toujours au Japon, qui dit nouvel album dit bien évidemment deux versions : avec ou sans dvd. Vu les prix assez élevés de la musique au Japon, à mon sens toute économie est bonne
à prendre…à chacun de faire son choix.
GUILTY confirme tout le savoir faire d’Ayu : 14 tracks sont proposés, alternant jolies balades ou titres un peu plus rock. Rien d’extraordinaire, pas de titres mémorable ou même un seul vrai
track majeur, mais on passe indéniablement un bon moment avec cet album. Oui la petite Ayu retombe toujours sur ses pattes, l’eusses tu cru ?
On a bien entendu droit à quelques chansons déjà sorties en single, comme par exemple la très péchue
TALKIN’ 2 MYSELF (qui, avec ses quelques grosses guitares, rappelle parfois l’une de mes chansons préférées de la Miss Ayu : BECAUSE OF YOU). Les deux
chansons du maxi single GLITTER / FATED sont également au rendez-vous. GLITTER pour le coté sucré (voire carrément « dance ») et FATED pour le coté mélancolique.
Au rayon des bonnes surprises : MIRROR qui bouge bien et dont j’aime beaucoup l’intro, (DON’T) LEAVE ME ALONE encore une fois un titre remuant aux accents pop-rocks, DECISION dont quelques riffs rappellent assez BECAUSE OF YOU –oui je fais une fixette, ou encore les très jolies GUILTY et MARIONNETTE.
A noter qu’Ayu interprète même une chanson sans parole (THE JUDGMENT DAY, en plus c’est très bien). C’est sympa et c’est fait exprès pour sa copine Koda Kumi : comme cela cette dernière
pourra comprendre au moins un titre de l’album !
J’arrive au terme de ma petite chronique, et je me rends compte, au final, que j’aime d’avantage GUILTY après l’avoir consciencieusement décortiqué. Bon en gros, il s’agit encore d’un travail
bien fêtes (de Noël) de la part de la petite Ayu.
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