En l’espace d’une semaine j’aurais visité trois des plus fameux spots du Japon pour observer les très éphémères cerisiers en fleurs : Shinjuku Gyoen, Yoshino et donc à présent le chemin de la philosophie (ou Tetsugaku michi), à Kyoto. Précision immédiate : attendez-vous à des jeux de mots à thème.
Le chemin en question part du Ginkaku ji (ou Pavillon d’Argent) pour se terminer aux pieds du Nanzen ji. J’ai, pour ma part, décidé d’emprunter le tracé à l’envers. Résultat : une marche en flânant rose, sous le soleil et surtout une pluie de pétales colorés (qu’on hume à gorge déployée), le tout ponctué par la visite des trois temples les plus renommés du quartier. Je vous sers donc les cerisiers en fleurs sur un platon.
Le Nanzen ji : gros complexe où s’entremêlent aussi bien de grands temples que de minuscules sanctuaires. Si le chemin est réputé pour sa philosophie (les moines viendraient y méditer depuis des siècles), au moment où les cerisiers fleurissent il n’est certainement pas synonyme de tranquillité ! Ce sont en effet des hordes de touristes japonais et étrangers qui déferlent dans les lieux à ce moment de l’année (oui cette foule sous les cerisiers colorés, c’est un peu « rose casse-bonbon »). Pour ce temple-ci, je me suis donc contenté de la visite du jardin Tenjuan (je ne suis donc pas monté-squieu- dans le bâtiment principal. Agréable surprise : le jardin en question était déserté par tous (aussi confus fussent-ils), car particulièrement avare en fleurs de cerisiers.
Des poissons qui viennent discuter : ce sont des poissons chat’.
Le Ginkaku ji, surnommé Pavillon d’Argent parce qu’un Shogun avait souhaité le recouvrir de métal argenté, afin de concurrencer le Pavillon d’Or. Hélas, l’intéressé mourut avant d’accomplir son rêve (c’est pour ça qu’on appelle cette bâtisse le Pavillon (mais presque) d’Argent. Si le Pavillon doré a l’air fin, le Pavillon d’Argent laisserait donc plutôt de marbre. Mais l’endroit, qui est aujourd’hui un temple bouddhique, demeure un des sites incontournables de Kyoto : ses jardins méritent en effet le coup d’œil (si le vert des mousses vous tente).
Amusant : actuellement le Pavillon n’est pas visible, pour cause de rénovation. Pourtant, les lieux restent accessibles aux visiteurs et le prix d’entrée n’est même pas revu à la baisse : les organisateurs sont définitivement des jap’ pas niais.
Des pièces au fond d’un étang : voilà donc d’où vient le nom du Pavillon !
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